P... comme Purin d’ortie & Cie (1)

décoction, macération et autres potions !
Emission du 17 avril 2007

De la notion d’éliciteur aux clefs de la réussite du purin d’ortie.

Le purin d’ortie comme les décoctions de tanaisie et autres infusions de prêle ne sont pas des engrais : ils ne nous nourissent pas les plantes. De même ce ne sont pas des pesticides : ils ne tuent ni les maladies ni les ravageurs des plantes.

Ces extraits végétaux (le terme exact désignant les substances issues des macérations, fermentations, décoctions de plantes) sont ... des éliciteurs. ils renforcent les défenses de la plante sur laquelle ils sont pulvérisés, sont répulsifs pour de nombreux insectes et limitent la germination des spores de champignons et donc leur contamination.

Consacrons nous aujourd’hui au purin d’ortie. La plupart sentent horriblement mauvais ! C’est que leur préparation a alors échouée ! Voici quelques conseils pour réussir et obtenir un liquide qui sentira au pire l’urine de bovin. Coupez les orties et glissez-les dans un sac de pomme de terre ressemblant à une résille. Versez-les dans un récipient rempli d’eau (de pluie de préférence). Il faudra impérativement "touiller", tous les jour, environ 10 minutes, les orties jusqu’à ce que la fermentation débute. Soit jusqu’à ce qu’un film de petites bulles se constitue à la surface de l’eau, en dehors du moment ou vous touillez. A ce stade retirez toutes les orties. Si vous laissez des débris végétaux dans l’eau ou que vous ratiez ce stade bien précis, la fermentation se transformera... en putréfaction ! D’où l’odeur effectivement très répulsive. Pire : votre purin trop avancé n’aurait plus vraiment d’action. A vos sacs d’ortie !

(à suivre...)


Le purin
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