MYRIAM

MYRIAM BOUK MOUN TRIO

Jazz vocal dans tous ses états, par une jeune chanteuse pleine d’audace et de sincérité. Avec une grande place laissée à l’improvisation, un esprit d’ouverture et de complicité. Un piano volubile, une basse pleine de finesse, une voix veloutée, limpide et aventureuse. La chanteuse Myriam Bouk Moun, nous l’avions rencontrée lors de la soirée Azabache, en octobre 2007, où elle se produisit en vedette américaine. Attirée très tôt vers le jazz vocal à l’écoute de Sarah Vaugham, elle s’adonna au chant dans des chœurs et se forma, entre autres, auprès de la chanteuse camerounaise Sellsa. Accompagnée par Claude Mouton, à la basse électrique, elle donna la mesure de sa capacité vocale et de sa sensibilité, mêlant chant et scat, et avec une rare présence ! Sachant qu’elle n’interprète pas seulement, mais qu’elle compose, musique et chant, c’est une étoile montante du jazz. Elle se produira avec Claude, Mouton à la contrebasse, lequel a rappelons-le, joué avec des musiciens tels Jackie Mc Lean, Mal Waldron, Walter Bishop, Michel Grailler, Louis Sclavis, René Urtreger, Sam Woodyard, Jean-Louis Chautemps, Raphaël Fays, Pierre Blanchard,... et Alexis Tcholakian. Pianiste et compositeur de talent, ce dernier a étudié le jazz au “Berklee College of Music” de Boston, après une formation classique. Il est bien connu des clubs parisiens mais aussi des festivals internationaux, avec un jeu qui n’est pas sans rappeler Keith Jarrett dont il a le toucher désinvolte et planant. Myriam Bouk Moun (chant), avec : Alexis Tcholakian (piano) et Claude Mouton (contrebasse).

Du jazz qui serait rempli d’émotion, rien à voir avec la démonstration technique trop souvent reprochée au jazzeux, rien à voir ! Myriam Bouk Moun a la technique certe, mais elle a ce supplément d’âme qui donne à la musique de la grâce divine... Avec cette chanteuse pleine d’audace et de sincérité, le Jazz vocal est dans tous ses états avec une grande place laissée à l’improvisation !

"La voix de Myriam est comme le monde qui la berce de ses rythmes. Elle veut crier presque et retombe en murmure. Alors la géographie s’embrouille et on est pris dans des imbroglios improvisés où la voix se mélange à la musique, la musique au monde et ce monde là swingue terriblement." Messa Dart