Buts des bibliothèques, médiathèques, ( et autres formes)
Les bibliothèques publiques proposent des documents (livres, revues, mais aussi d’autres formes comme la musique ou l’accès à Internet) variés et constamment renouvelés. Les missions sont importantes pour tous : en assurant l’accès à la connaissance, elles permettent de s’informer, de se former, de se cultiver, de se divertir, de s’ouvrir aux autres. La diversité et la pluralité des collections permet à chacun de forger son esprit critique et d’élaborer sa propre opinion.
La lecture a, bien entendu, un rôle très important dans ces missions ; en effet, c’est par elle que l’on a accès au plus d’informations en un temps limité. Mais elle n’est pas seule : l’image permet de connaître différentes formes d’art, la musique a un rôle important dans la société et dans le développement de l’individu, Internet est devenu, ces dernières années, un outil incontournable.
Certaines bibliothèques sont associatives, parfois dans des réseaux nationaux (MJC, bibliothèques pour tous). Les bibliothèques de comités d’entreprise peuvent être très bien fournies, en fonction de la taille de l’entreprise et des priorités des CE. Enfin existent des bibliothèques privées de toute taille, dont certaines sont ouvertes au public.
La médiathèque de Chalette est une structure municipale, qui propose les documents pour tout public. Nous tentons d’avoir des documents sur tous les sujets, mais nous n’avons pas de documentation professionnelle ou de manuels scolaires ou universitaires. De même, nous respectons le pluralisme, dans le cadre de la loi : par exemple, nous n’avons pas de livres appelant à la haine raciale ou faisant la promotion d’une secte.
La médiathèque de Chalette dans le réseau Agorame.
La médiathèque de Chalette est une médiathèque municipale, mais qui fonctionne en réseau avec l’ensemble des bibliothèques et médiathèques de l’Agglomération montargoise (AME) : la médiathèque d’agglomération située à Montargis, mais aussi celles d’Amilly, Cepoy, Corquilleroy, Pannes (qui va bientôt ouvrir), Paucourt, Villemandeur et Vimory. La commune de Conflans, qui n’a pas de bibliothèque, participe au réseau avec un poste de consultation du catalogue disponible en mairie. Ce réseau s’appelle Agorame, nom forgé sur Agora (la place publique, en grec) et AME, le sigle de l’Agglomération montargoise.
Un fonctionnement en réseau apporte une offre plus importante. En effet, comme l’ensemble du réseau a un catalogue, un règlement et une carte d’adhésion uniques, une seule inscription dans l’une des bibliothèques du réseau donne accès aux services de l’ensemble des bibliothèques. De plus, grâce à un service de navettes hebdomadaires performant, on peut faire une réservation d’une bibliothèque une autre, et rendre les documents dans une autre bibliothèque que celle où on les a empruntés.
Une volonté politique a été, dès le départ, de permettre aux parents d’inscrire gratuitement leurs enfants mineurs. La gratuité s’applique également, au-delà de 18 ans, aux étudiants scolarisés dans l’agglomération (par exemple en BTS ou à l’école d’infirmière), ainsi qu’aux adultes qui ne veulent pas emprunter de documents, et qui ne souhaitent que consulter Internet.
Le réseau Agorame propose des CD (de musiques et de textes lus) et de DVD (films de fiction et documentaires), ces derniers essentiellement à la médiathèque d’agglomération, située à Montargis. À Chalette, nous avons des CD de différents styles musicaux, pour tous les goûts : jazz, rap, rock, classique et contemporain, électro, musiques de films, chanson francophone, et musiques du monde. La médiathèque de Chalette ayant, dans le réseau Agorame, une spécificité sur les cultures du monde,
À Chalette actuellement, sur 3200 CD, nous proposons 500 CD jeunesse dont 80 de musiques du monde, et 2700 CD adultes dont 400 de musiques du monde. Mais dans l’ensemble du réseau, vous avez accès à 16 400 CD (dont 1770 de musiques du monde).
La recherche (un livre). Livres (lecture passage).
Nous proposons un choix de livres variés et renouvelés régulièrement, tant en fiction (romans, BD, albums pour enfants, contes) qu’en documentaires sur tous les sujets et pour tous les âges.
L’une des grandes questions que se posent les bibliothécaires est : Comment faire en sorte que le plus de monde possible vienne à la médiathèque et y trouve son compte ? En France, moins de 20% de la population est inscrit en bibliothèque municipale. C’est très peu, même si le nombre d’usagers est supérieur à ce taux : de nombreuses personnes fréquentent les bibliothèques sans s’y inscrire. C’est pourquoi nous travaillons à rechercher de nouveaux publics : nous passons par les crèches et les écoles, pour faire connaître la médiathèque aux plus jeunes et les faire revenir avec leurs famille, nous proposons des animations de découverte du livre, des contes, des expositions, des spectacles.
Aujourd’hui, dans une médiathèque, se côtoient des documents très divers. De l’album cartonné pour les tout-petits au roman policier, du CD de rap au livre de cuisine, de la BD à la revue de sciences humaines, sans oublier l’accès à des postes informatiques, où vous pouvez consulter Internet pour votre formation ou vos loisirs, élaborer votre CV, ou effectuer une démarche administrative. Et la médiathèque est aussi tout simplement un lieu où on peut venir étudier ou se retrouver entre amis, du moment qu’on a des activités calmes.
L’ambiance est très variable d’une journée à une autre... la fréquentation , n’est-ce pas ?
Depuis quelques années, les pratiques changent. De même que le disque 33 tours a quasiment disparu en quelques années, remplacé par le CD, ce format peut lui aussi disparaître. Avec un ordinateur relié à Internet, on peut télécharger rapidement, des centaines d’heures de musique, qu’on peut ensuite écouter sur son ordinateur comme sur des baladeurs MP3. Le format CD peut devenir inutile, puisque la musique peut se transporter sur une clé USB ou sur un téléphone portable. De même pour les DVD. Cependant, ce qui est important est la possibilité d’écouter et de découvrir de la musique, que ce soit en concert ou avec des enregistrements, sous une forme ou une autre. D’ailleurs, l’enregistrement sonore n’a guère plus d’un siècle ; avant, on écoutait quand même de la musique, mais sous d’autres formes et avec un accès beaucoup plus restreint : seules les classes aisées avaient accès à la musique classique, la plupart du temps sous forme de réduction pour piano, les autres écoutaient ou pratiquaient la musique de leur région.
L’avenir de la lecture.
Depuis des décennies, le nombre de forts lecteurs (ceux qui lisent plus de 25 livres par an pour leurs loisirs) est en constant recul. Cela veut-il dire qu’on ne lit plus ? Pas vraiment.
Certes, on prend de moins en moins le temps de s’installer pour lire un livre, d’une part par fatigue ou stress, mais aussi parce que nous avons bien plus de sollicitations pour nos loisirs : on a longtemps incriminé la télévision, maintenant on parle d’Internet ou des jeux vidéos.
Cependant, dans notre vie quotidienne, on est constamment confronté à l’écrit, y compris pour lire des SMS ou trouver une information sur Internet. Certes, les actuelles avancées sur la reconnaissance vocale peuvent bouleverser rapidement cet état de fait, mais pour l’instant, la lecture est encore omniprésente. Quant au livre, qu’il devienne numérique ou qu’il reste sur papier, il a encore de beaux jours devant lui.
Et il faut se rappeler qu’un livre en format papier peut se feuilleter, se lire et se relire, même en cas de panne d’électricité, alors que les formats numériques doivent être constamment remis à jour. Un manuscrit du Moyen âge, s’il a été conservé, est lisible tel quel ; ce n’est pas le cas d’une disquette d’ordinateur datant d’une trentaine d’années seulement, pour laquelle il est difficile de retrouver le matériel adéquat.




