Issa Bagayogo
C’est au moment où le chanteur malien Issa Bagayogo avait abandonné l’idée de faire carrière et mis son kamélé n’goni au rancart, que le destin l’a arraché à sa vie de chauffeur de bus à Bamako. Grâce au producteur français Yves Wernet il est devenu "Techno Issa" pour les maliens et le premier africain numérique pour le reste du monde.
Issa Bagayogo est un musicien malien né en 1961 à Korin, à 65 km de Bougouni (Mali). Il joue du kamélé n’goni, un instrument à corde traditionnel malien.
En 1991, il sort sa première cassette enregistrée par Mali K7. Malgré le peu de succès, il enregistre une deuxième cassette en 1993 qui connaît elle aussi un faible succès. Il devient chauffeur de minibus dans la capitale malienne Bamako[1].
Sous l’impulsion de Yves Wernert, directeur artistique de Mali K7, il produit un album Sya qui allie musique traditionnelle du kamélé n’goni au rythme techno. Cette cassette connaît le succès et Issa Bagayogo est surnommé Techno Issa.
Issa Bagayogo participe en 2000 au Festival Africolor qui se déroule en Seine-Saint-Denis (France) qui lui permet de se faire reconnaître. Un contrat entre Mali K7 et le label américain Six degrees records est signé. Son second album intitulé Timbuktu sort en février 2002, suivant deux ans plus tard par Tassoumakan, dont il est question aujourd’hui.



