Voici les musiciens dans l’ordre ou ils interviennent dans l’emission Algerie Nostalgie N°1.
FOUAD DIDI
Fouad Didi (né en 1964 à Tlemcen) est un musicien, chanteur et pédagogue algérien. Sa voix puissante soutenue par une rare maitrise instrumentale font de lui l’un des meilleurs violonistes de sa génération, notamment au sein du groupe Tarab qu’il dirige.
Issu d’un père membre d’une confrérie où les chants étaient exécutés en chœur, accompagnés par le bendir, le jeune Fouad baigne dès son plus jeune âge dans un milieu artistique où le chant et la musique jouent un rôle important dans la vie quotidienne.
REINETTE l’Oranaise est née en 1915. Reinette l’Oranaise est une dame de la musique classique algérienne.. Son père est un rabbin, chez qui on parle arabe depuis des lustres.
A l’âge de deux ans, une variole mal guérie la laisse aveugle. A l’école des aveugles d’Alger, Reinette l’Oranaise apprend le braille et... le cannage des chaises, mais sa mère n’a pas toléré qu’elle continue à faire ce travail qui lui abîmait les doigts : elle a voulu pour elle plus de gaîté et a demandé à Saoud l’Oranais de l’initier à la musique arabo- andalouse.
Du haut de ses treize ans, Reinette l’Oranaise passe donc sa première audition. L’essai est concluant puisque le maître la prend en pension chez lui .
Intégrée très vite à l’orchestre du maestro, elle en profite pour mémoriser les musiques et les paroles de centaines de chants. C’est aussi dans le Darb, vieux quartier juif d’Oran, qu’elle se familiarise avec les instruments de musique. Après la darbouka, Reinette l’Oranaise s’initie à la mandoline puis au oud (luth arabe) qu’elle affectionne particulièrement.
MAURICE EL MEDIONI
Maurice El Médioni est un interprète de musique Andalouse, Rai, originaire d’une famille de musiciens d’un quartier juif d’Oran en Algérie. Il demeure l’un des plus fidèles interprètes et représentants de la musique arabo-andalouse et sépharade et l’un des rares artistes vivant qui a joué avec des artistes comme Lili Labassi, Line Monty, Lili Boniche, Samy el Maghribi, ou encore Reinette l’Oranaise.
Dans sa ville natale dans les années 1950, il commence par façonner progressivement les nouveaux sons du raï.
En 1961, Maurice El Médioni quitte l’Algérie pour émigrer en Israël où il s’y séjournera quelque temps avant de s’installer en France, à Paris puis à Marseille où il vit et travaille toujours.
MUSIQUE ARABO ANDALOUSE
La musique arabo-andalouse aussi appelée al-andaloussi au Maroc, al moussiqa al andaloussia, ou malouf en Algérie, malouf en Tunisie et en Libye est un genre musical profane, classique ou savant, du Maghreb, distinct de la musique arabe classique pratiquée au Moyen-Orient et en Égypte.
Elle est la conjugaison de la musique chrétienne pratiquée en Espagne et au Portugal avant la Conquista, de la musique afro-berbère du Maghreb et de la tradition musicale arabe transmise au IXe siècle de Bagdad Cordoue et Grenade .grâce notamment à Abou El Hassan Ali Ben Nafiq ou Ziriab, musicien brillant qui en créa à l’époque les bases. Cette musique aura également une influence sur la musique occidentale contemporaine, notamment sur les œuvres de Camille Saint-Saëns suite à ses contacts avec des musiciens Algériens, tel Mohamed Sfindja[1].
Line Monty demeure une vedette importante dont nous parlerons la prochaine fois.


